2017 – De Juillet à Octobre …Année du centenaire!

 

OCTOBRE - deuxieme tour

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1917-2017

Les travailleurs doivent-ils fêter

le centenaire de la Révolution d’Octobre  ?

Même si l’URSS n’a été officiellement créée qu’en 1922, la Révolution d’Octobre en est incontestablement l’acte fondateur…

 

(NOUVELLE ÉDITION)

En cette année 2017, en Octobre,

la Russie Soviétique aurait pu avoir 100 ans…

Les capitalistes occidentaux ont réussi à persuader leurs peuples que l’URSS fut un échec d’un bout à l’autre, comme modèle de développement…

Alors que potentiellement, lors de sa dissolution, en 1991, elle était encore la seconde puissance mondiale.

Son effondrement devait être la «fin de l’histoire», la «libération des peuples de l’Est», le «développement économique par le capitalisme», etc…

Aujourd’hui, plus d’un quart de siècle après cette « libération », plus de 55% des Russes, même selon les instituts de sondage US, s’affirment nostalgiques de l’URSS, et Lénine et Staline y sont encore considérés parmi les chefs d’État russes les plus populaires, avec Poutine, alors que Gorbatchev et Eltsine sont carrément honnis, que cela « choque » l’Occident ou non!

Pourtant, le retour au pouvoir d’un parti communiste, même s’il en est d’influents, n’y semble pas imminent.

Gorbatchev, liquidateur de l’URSS en 1991, avait déjà depuis des années livré officiellement l’économie de son pays aux bandes maffieuses constituées par les gangs tout droit sortis des anciens goulags. C’était ce qu’il prétendait être la « perestroïka » (reconstruction) !! Parachevant cette ruine économique tragique et entraînant un appauvrissement généralisé de la population, sous l’ère Eltsine, ces gangs, les futurs « oligarques », se sont affrontés de manière sanglante pendant des années, jusqu’à ce que le clan Poutine, issu du KGB, prenne le dessus et impose son ordre, toujours en place, depuis 1999. Aujourd’hui, la Russie reste un état capitaliste «  émergent  », capable de défendre militairement son indépendance, mais d’une puissance financière à peu près équivalente à celle de l’Espagne, infiniment plus petite…

>>>Aujourd’hui la Russie Soviétique qui suscite la nostalgie n’est donc pas celle, dégénérée, de Gorbatchev, déjà ravagée depuis longtemps par le capitalisme, …mais bien celle qui est sortie de terre à l’issue de la Grande Révolution d’Octobre, il y a cent ans.

>>>Celle qui a émergé du néant, saignée à blanc par la 1ère guerre mondiale, puis par la guerre « civile », guerre soutenue en fait par toutes les puissances impérialistes occidentales, dont la France.

>>>Celle qui, dès 1917, organisait le pouvoir des Soviets, assemblées ouvrières et paysannes sur la société, alors que chez nous « démocratie » rime encore avec ploutocratie, oligarchie et surtout duperie !

>>>Celle qui, en 20 ans, est devenue, à partir d’un pays totalement ruiné, une puissance économique industrielle capable de résister à l’Allemagne Nazie, puissance dominante en Europe, et de la vaincre!

>>>Une nouvelle fois ruinée par cet effort immense, l’URSS se releva à nouveau en quelques années, sans déchoir de son rang de deuxième puissance mondiale

Mais avec les « réformes économiques » de Khrouchtchev, en fait déjà un rétablissement déguisé du capitalisme, s’ouvrira une ère de stagnation économique et de recul social, parachevée sous la « perestroïka » de Gorbatchev.

Néanmoins, de nombreux acquis sociaux de la première période y ont longtemps perduré, et suffisamment pour que l’on puisse comprendre à la fois la nostalgie actuelle et la méfiance à l’égard des divers «communistes», héritiers de l’ère Gorbatchev, bien qu’ils fassent mine de s’en défendre et n’hésitent pas à se référer formellement à Lénine et à Staline pour tenter de récupérer leur prestige de leaders historiques.

Les véritables communistes sont parfaitement conscients des légendes noires, mensonges et calomnies déversées par la bourgeoisie pendant des dizaines d’années sur leur propre histoire. Ils ne se contentent pas de proclamations nostalgiques mais tirent, dans un esprit critique constructif, les leçons utiles de l’histoire de l’édification de l’Union Soviétique, qui a rayonné un temps sur le tiers de la planète.

Leur but n’est pas de la reconstituer en l’état, mais de construire un nouveau projet d’alternative prolétarienne, à la fois digne du Grand Octobre et capable de répondre, en 2017, au chaos de la crise du capitalisme ainsi qu’à sa mascarade de démocratie, et notamment en Macronie !

« NOUS NE SOMMES RIEN ? SOYONS TOUT ! »

Eugène POTTIER – « L’Internationale »

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POUR DÉBATTRE D’UNE ALTERNATIVE POLITIQUE

ET ÉCONOMIQUE A LA CRISE!

Toutes les richesses créées, en biens et services socialement utiles, sont le fruit du travail, devenu précaire et de plus en plus mal payé, des forces vives productives qui sont la force essentielle de la société.

Leur fonction naturelle est de répondre aux besoins sociaux des travailleurs et de leurs familles.

Avec la crise, le fait qu’elles soient détournées au profit de l’accumulation du capital apparait de plus en plus flagrant.

Les besoins sociaux les plus élémentaires d’une part croissante de la population ne sont plus satisfaits, alors que prolifèrent les services et productions superfétatoires et de luxe, gaspillant les ressources de la planète.

Rendre aux forces productives vives leur fonction sociale première, c’est l’exigence de l’heure!

Dans ce but, il est nécessaire de rendre à chacun le pouvoir de s’y impliquer, en y participant par son travail, afin de recevoir en échange la juste part qui lui en revient, pour soi-même et sa famille.

8 points du débat de fond :

___1_Refonte complète des institutions politiques et de l’état, en donnant tout le pouvoir aux travailleurs, qui doivent être représentés par eux-mêmes et avoir le droit de révoquer leurs élus. Donner à la démocratie prolétarienne la direction de l’économie.
Électivité et révocabilité du personnel de l’appareil d’état (police, armée, justice, responsables administratifs).
Élus politiques, cadres et officiers, dont le salaire est ramené au salaire des ouvriers et ouvriers qualifiés, selon grade et responsabilités.
(Fourchette de 1 à 3)

__2_Créer un nouvel équilibre économique où les forces productives sont employées pour répondre aux besoins sociaux réels, et non à l’accumulation du capital. Cela seulement rendra possible le partage du travail entre tous, éliminant ainsi le chômage et la précarité.

L’avenir du mouvement social n’existe donc concrètement qu’autour des revendications pour un tel partage véritablement socialiste prolétarien du travail, impliquant la socialisation des moyens de production et des services essentiels.

__3_Recensement des besoins sociaux urgents actuellement non satisfaits, notamment en matière de logement et de santé.

__4_Recensement des forces productives disponibles et nécessaires à développer pour satisfaire ces besoins réels.

__5_Redéfinition d’un budget en équilibre, en base valeur-travail, entre ces forces productives et ces besoins.

__6_Redéfinition, dans cet équilibre, de la durée moyenne hebdomadaire de travail, nécessaire pour atteindre cet objectif.

__7_Réajustement, dans le cadre de cet équilibre, du SMIC à un niveau permettant d’accéder au moins à la satisfaction pour tous des besoins sociaux essentiels, notamment en matière de logement, éducation, culture, sport, etc…

__8_Prise en compte, dans cet équilibre, de l’effort collectif nécessaire aux objectifs de sécurité, de développement social et de solidarité.

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Voir aussi l’appel original du Collectif Marxiste-Léniniste OCTOBRE!

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/23/1917-2017-octobre-arrive-que-faire-du-centenaire-un-premier-element-de-reponse/

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Et ici même, sur

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https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2017/07/25/manifeste-du-collectif-marxiste-leniniste-octobre/

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14 JUILLET 2017

Trump était l’invité « d’honneur » de Macron, au motif prétexté de la célébration du centenaire de l’intervention US en France, dès la première guerre mondiale, en 1917.

Une reconnaissance officielle tardive, en fait, pour ce qui est d’admettre que de « victoire française » dans ce conflit, il n’y eut déjà pas, en réalité, tant cette intervention US fut décisive dans le renversement du rapport de forces.

Elle consacrait la réalité de l’arrivée des USA au tout premier plan des puissances mondiales, et comme puissance montante dont on ne connaissait pas encore réellement les limites…

Ce que le G20 a confirmé, au delà des rodomontades verbales, c’est que la « regimbade » du pantin Macron, même relayée par son Tartuffe-écolo Hulot, sur la question « climatique », demeurée controversée quant au fond, était une regimbade à bon marché, en réalité, si le prix en était donc de rétablir très officiellement l’image des USA comme « libérateurs » de la planète, et cela dès 1917!

Il est vrai que depuis la seconde moitiée du XXème siècle, elle avait quelque peu souffert… !

Mais l’image de la France que Macron tente de nous imposer est bien aussi une pâle copie de ce modèle sociétal impérialiste…

Son image de la « réussite » n’est que celle empruntée à son « sponsor » Xavier Niel, le Pape des « strat-up », et mise en scène directement en son royaume ubuesque de la « Station F », « The New France », d’où 90% des passagers de ce train infernal seront inexorablement débarqués, selon ses propres statistiques, et donc rejetés dans la masse « des gens qui ne sont rien », selon le mot du Président…

Dans une autre France, donc, un autre pays, celui de ceux qui travaillent vraiment, de ceux qui voudraient encore pouvoir gagner leur vie au travail, des retraités qui voudraient bien vivre tranquillement leurs dernières années sur le fruit de leur travail, des mères de famille qui espèrent un avenir pour leurs enfants, et de tant d’autres, supposés avoir une vie devant eux…

C’est d’une autre société, en réalité, dont il s’agit ici, une société qui reste en devenir, et nécessite impérativement une alternative au système actuel !

article

 

POUR NOUS CONTACTER à « NNSRST! »,

le plus simplement par e-mail à:

 

nousnesommesriensoyonstout@laposte.net

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21 SEPTEMBRE, CONTRE MACRON-EL KHOMRI XXL, LE COMBAT CONTINUE !!

Après le succès du 12 septembre,

il faut amplifier la mobilisation

le 21 septembre !

Rendez vous à 11h30

Manufacture des Tabacs

en direction de Bellecour

Posted by CGT DU RHÔNE on Sep 20, 2017 |

 

Plus de 10 000 manifestants à Lyon, plus de 400 000 en France, c’est massivement que les salarié-e-s, retraité-e-s, jeunes, privé-e-s d’emploi ont dit non aux ordonnances Macron voulant détruire le Code du travail et ont plus largement exprimé un rejet profond des politiques antisociales mises en oeuvre par ce gouvernement.

Loi Travail XXL et attaques contre la fonction publique : les mêmes recettes contre les droits du salariat.

Depuis l’élection à la présidence d’Emmanuel Macron et la nomination du gouvernement d’Edouard Philippe, l’un et l’autre ont fait la démonstration qu’ils étaient en lutte contre le salariat et les solidarités.

La nouvelle loi Travail, dont les ordonnances sont aujourd’hui connues, constitue une attaque en règle contre les droits des salarié-e-s du privé, qui aura à court ou à long terme des conséquences sur ceux du public.

En même temps, le gouvernement a annoncé le gel du point d’indice dans la fonction publique, le retour du jour de carence, l’absence de compensation de la hausse de la CSG et sa volonté de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires sur le quinquennat.

En même temps, il entend supprimer les emplois aidés et entame, avec une première vague en cette rentrée, un plan social d’ampleur dont les écoles, les communes et le milieu associatif, ainsi que les salarié-e-s concerné-e-s en payent le prix fort.

En même temps, pour 10 millions de retraité-e-s dont la pension nette est supérieure à 1200 euros mensuels, c’est une amputation sèche du pouvoir d’achat qui est programmée avec la hausse de la CSG sans aucune compensation. Ils seront dans la rue le jeudi 28 septembre à 14h00 Place de la Comédie en direction de Bellecour. Nous sommes TOUTES ET TOUS concernés.

En même temps, les premières mesures fiscales sont encore prises au bénéfice des plus riches. Tous-tes ensemble, il nous faut mettre un coup d’arrêt à ces politiques marquées du sceau de l’austérité.

Le Travail n’est Pas Une Maladie ! NON aux Ordonnances Macron ! OUI à un Code du Travail du XXIème Siècle

Contrairement à ce qui est massivement véhiculé par certains médias au service du capital, les français ne sont pas favorables au projet de casse sociale que Macron entend mettre en œuvre, à commencer par le droit du travail. Rappelons-nous qu’il n’a pas été massivement élu et qu’il ne représente que 24% des votes exprimés au 1er tour des présidentielles.

Avec le projet de la loi travail XXL, c’est :

Le Permis de licencier à tout va !

La précarité à tous les étages

La fin du dialogue Social dans l’entreprise avec un retour au face à face avec l’employeur

Un Code du Travail par Entreprise

Augmentation des cotisations Sociales des salariés et baisse de celle des employeurs

Des reculs important en matière de sécurité et de santé au travail

la Fin programmée du modèle social français

LE CODE DU TRAVAIL N’EST PAS UN FREIN À L’EMPLOI!

C’est la recherche du Profit à outrance qui jette les gens à la rue !

Le 21 soyons tous mobilisés pour affirmer notre détermination à défendre nos droits, ceux de nos enfants et ceux de nos parents, mais aussi surtout pour en conquérir de nouveaux !

UNE MEILLEURE REPARTITION DES RICHESSES EST POSSIBLE!

En 22 ans de classement «Challenges», le produit intérieur brut (PIB) français a à peine doublé, passant de 1259 milliards d’euros en 1996 à 2222 en 2017. Dans le même temps, la fortune des 500 personnes les plus riches de France du classement Challenges a été multipliée par sept, passant de 80 à 571 milliards d’euros de 1996 à 2017.

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NDLR :

Cet appel de l’UD CGT du Rhône d’un réformisme même assez timoré dans le genre, est à comparer avec l’appel ultra-démagogique de la CGT du Nord, qui n’est pas moins réformiste, quant au fond, en ce qu’il omet d’expliquer que la satisfaction des revendications les plus légitimes, concernant la sécurité de l’emploi, l’éradication du chômage, la garantie de rémunération en cas d’empêchement majeur de travailler, toutes ces revendications ne peuvent être satisfaites que par une transformation radicale des infrastructures économiques, une transformation radicale des rapports de production, qui n’est possible qu’à partir d’une économie de transition socialiste prolétarienne.

Une telle transition nécessite l’implication massive et unie du prolétariat et de toutes les couches popilaires unies, autour d’un programme défini démocratiquement, par la participation massive à un procesus de démocratie directe.

Actuellement, d’ores et déjà, le rôle des militants ouvriers d’avant-garde doit être de populariser le principe même de cette transition à travers les principes fondamentaux qui permettent d’en définir une ébauche concrète, telle que celle, en 8 points, du Collectif Marxiste-léniniste OCTOBRE !, que nous reproduisons ici à nouveau, à la suite.

Luniterre

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Selon la CGT du Nord:

 

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Plate-forme

en 8 points

pour une transition

économique prolétarienne

POUR DÉBATTRE D’UNE ALTERNATIVE RÉELLEMENT ANTICAPITALISTE A LA CRISE!

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Toutes les richesses créées, en biens et services socialement utiles, sont le fruit du travail, devenu précaire et de plus en plus mal payé, des forces vives productives qui sont la force essentielle de la société.

Leur fonction naturelle est de répondre aux besoins sociaux des travailleurs et de leurs familles.

Avec la crise, le fait qu’elles soient détournées au profit de l’accumulation du capital apparait de plus en plus flagrant.

Les besoins sociaux les plus élémentaires d’une part croissante de la population ne sont plus satisfaits, alors que prolifèrent les services et productions superfétatoires et de luxe, gaspillant les ressources de la planète.

Rendre aux forces productives vives leur fonction sociale première, c’est l’exigence de l’heure!

Dans ce but, il est nécessaire de rendre à chacun le pouvoir de s’y impliquer, en y participant par son travail, afin de recevoir en échange la juste part qui lui en revient, pour soi-même et sa famille.

8 points du débat de fond :

___1_Refonte complète des institutions politiques et de l’état, en donnant tout le pouvoir aux travailleurs, qui doivent être représentés par eux-mêmes et avoir le droit de révoquer leurs élus. Donner à la démocratie prolétarienne la direction de l’économie.
Électivité et révocabilité du personnel de l’appareil d’état (police, armée, justice, responsables administratifs).
Élus politiques, cadres et officiers, dont le salaire est ramené au salaire des ouvriers et ouvriers qualifiés, selon grade et responsabilités.
(Fourchette de 1 à 3)

__2_Créer un nouvel équilibre économique où les forces productives sont employées pour répondre aux besoins sociaux réels, et non à l’accumulation du capital. Cela seulement rendra possible le partage du travail entre tous, éliminant ainsi le chômage et la précarité.

L’avenir du mouvement social n’existe donc concrètement qu’autour des revendications pour un tel partage véritablement socialiste prolétarien du travail, impliquant la socialisation des moyens de production et des services essentiels.

__3_Recensement des besoins sociaux urgents actuellement non satisfaits, notamment en matière de logement et de santé.

__4_Recensement des forces productives disponibles et nécessaires à développer pour satisfaire ces besoins réels.

__5_Redéfinition d’un budget en équilibre, en base valeur-travail, entre ces forces productives et ces besoins.

__6_Redéfinition, dans cet équilibre, de la durée moyenne hebdomadaire de travail, nécessaire pour atteindre cet objectif.

__7_Réajustement, dans le cadre de cet équilibre, du SMIC à un niveau permettant d’accéder au moins à la satisfaction pour tous des besoins sociaux essentiels, notamment en matière de logement, éducation, culture, sport, etc…

__8_Prise en compte, dans cet équilibre, de l’effort collectif nécessaire aux objectifs de sécurité, de développement social et de solidarité.

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Source:

https://frontdeslaics.wordpress.com/2017/07/25/manifeste-du-collectif-marxiste-leniniste-octobre/

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Pour nos sœurs et nos frères en lutte, Irma n’a pas brisé les barreaux des prisons!!

Sur son passage, l’ouragan Irma a ravagé principalement les demeures fragiles des pauvres, soulignant par la destruction la structure de classe néocoloniale de certaines iles…

Mais elle n’a pas, pour autant, brisé les barreaux des prisons pour ceux qui luttent contre cette iniquité, principalement engendrée par l’impérialisme.

Pour Ana Bélen Montés, cela fera 16 ans de détention, depuis son arrestation, le 20 Septembre 2001.

D’aucuns imputent la violence décuplée des tempêtes tropicales aux causes de l’activité humaine, causes qui se recoupent, pour l’essentiel, sinon en totalité, avec celles de l’impérialisme.

Le combat d’Ana Bélen Montés, pour le droit des peuples à disposer d’eux-même, est, plus que jamais, partie intégrante de la cause prolétarienne internationale pour la paix et le socialisme.

Non seulement « Irma » ne doit pas nous la faire oublier, mais c’est aujourd’hui, avec l’anniversaire de son arrestation, une raison de plus de serrer les rangs autour d’elle, malgré les difficultés matérielles.

Voici donc, infatigablement relayée par Jacqueline ROUSSIE, une nouvelle initiative, symboliquement importante et humainement nécessaire, dans ce parcours de lutte où l’impérialisme US se comporte comme l’ogre impitoyable qu’il est partout.

Lepotier

Les amis portoricains et Cubains du comité international de solidarité d’Ana Belén Montés ont été quelque peu gênés ces derniers temps dans leur action par l’ouragan Irma.

Les liaisons ayant été rétablies, ils nous invitent à envoyer un petit mot à la maman Doña Emilia d’Ana Belén Montés et à sa sœur Lucy à l’adresse anabelenesnuestra@gmail.com pour leur témoigner notre solidarité à l’occasion du 16ème anniversaire de l’arrestation d’Ana. 

Vos messages leur seront retransmis le jour anniversaire, c’est-à-dire le 20 septembre.

J. Roussie

je vous cite le message envoyé par Julián Gutiérrez Alonso:

Compañer@s

Irma nos ha demorado en nuestra batalla por Ana Belén pero ya podemos seguir nuestra lucha.

El próximo día 20/9 Ana cumple 16 años de encierro y no quisieramos dejar pasar esa fecha sin hacer algo.

Por tanto les proponemos que le manden mensajes a la madre de Ana (Doña Emilia) y a su hermana Lucy mostrandoles nuestra solidaridad al cumplir 16 años de prisión por luchar por sus dos Islas queridas, Cuba y Puerto Rico, de un pájaro las dos alas, que acaban de ser azotadas por el potente huracán Irma lo que no evitará el huracán de solidaridad con Ana.

Les pedimos que envien sus mensajes al buzón anabelenesnuestra@gmail.com y estamos seguros que tal como hicimos cuando el cumpleaños de Ana en febrero y el día de las madres tanto Ana como su familia agradecera nuestra solidaridad. Les pido que difundan esta propuesta lo mas posible.


Seguimos en combate

https://solydairinfo.files.wordpress.com/2016/01/rovics-vfj-song-for-ana.jpg?w=620

De la lutte syndicale de classe à la construction d’une alternative au capitalisme!

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De la lutte

syndicale de classe

à la construction

d’une alternative au capitalisme!

Comme on a pu le voir sur le terrain, le 12 Septembre dernier, il existe encore un syndicalisme de lutte de classe bien vivant en France…

C’est pourquoi la bourgeoisie tient tant à son déni du succès de cette journée d’action, à coup de sondages aux questions biaisées, pour obtenir, de manière mensongère, le résultat nécessaire à sa campagne médiatique de dénigrement.

Mais l’action répressive directe de la bourgeoisie, sur le terrain, vise encore à isoler les éléments les plus avancés de la lutte, pour tenter d’en redonner la direction aux réformistes et aux opportunistes kollabos…

Comme on l’a vu et vécu directement dans la rue, dès le départ de la manifestation, cette stratégie a tout à fait échoué à Lyon…

Ce n’est pas que les kollabos du système n’avaient pas envie de jouer leur rôle de supplétifs de la police, mais c’est qu’ils en ont été empêchés par la volonté massive de rester unis et de lutter ensemble, de la part des manifestants témoins et/ou victimes de la provocation policière.

Aux avant-postes de la résistance et de la solidarité, on retrouve les syndicalistes qui ont aussi, dans leur conception globale des luttes, la conscience de classe la plus aiguisée…

Il n’y a donc pas vraiment de hasard…

Comme exemple remarquable, nous republions aujourd’hui une intervention déjà ancienne, mais datant précisément de l’époque de la première vague de luttes contre la Loi El Khomri, l’an dernier, d’un camarade qui n’a pas hésité à s’engager ouvertement, sur le terrain, pour la libération des manifestants « nassés » par l’opération de provocation policière, le 12 Septembre, au coin de la Rue Pierre Robin.

( https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/09/13/lyon-12-septembre-2017-unite-et-resistance-populaire/ )

Intervention de Marc Auray (CGT hopital du Vinatier)

« Il faut mettre sur la table un grand projet de société…

(30 Avril 2016)

Bonjour je m’appelle Marc Auray. Je travail au CHS le Vinatier. Je milite sur l’hôpital et sur le département. Je ne partirai pas de témoignages de luttes, parce que dans l’action sociale, les maisons de retraites, les hôpitaux, elles se multiplient et sont en grand nombre . Il y en a de petites, de plus grandes. Elles portent sur les conditions de travail dans un service, contre la fermeture d’un établissement, contre la fusion de plusieurs services entre eux, pour avoir des effectifs plus nombreux, pour l’amélioration des conditions de travail, pour l’amélioration des conditions de soin comme c’est actuellement le cas dans la psychiatrie de secteur, pour obtenir ou conserver des lits classiques qui sont supprimés, au profit de structures enfermantes d’une conception sécuritaire, d’autres enfin pour défendre l’extra-hospitalier c’est-à-dire une psychiatrie de proximité, son ouverture sur les quartiers avec de petites structures pour un soin au plus près des gens.

On arrive à gagner des choses, mais il faut reconnaître que malgré tous nos efforts, nous sommes dans une politique d’accompagnement de la crise. Si l’on obtient des postes ici, c’est qu’on les a pris ailleurs, à d’autres. Si l’on obtient une amélioration à un endroit, cela a une conséquence désastreuse dans un autre endroit, dans un autre secteur de l’hôpital qui sera mis en souffrance. Si on a évité la fermeture d’une structure publique ce sera au prix d’une fusion avec un autre établissement etc

Pour sortir de cela, il nous faut dire à nos camarades et leur faire comprendre qu’il ne doivent pas avoir la notion de leur seul établissement au cœur de leurs préoccupations mais une notion de luttes beaucoup plus large. Il leur faut savoir, penser en terme de service rendu à la population et non en terme de boutique. Trop de camarade vivent leur établissement comme le centre du monde. Nous devons leur expliquer que s’ils peuvent récupérer ceci, ou cela, ce sera au prix de la fermeture d’une maison de retraite ou de la disparition d’un petit établissement de proximité. Un établissement peut récupérer des moyens supplémentaires, devenir plus important mais il laisse en contre partie un désert sanitaire autour de lui. Nous voulons pouvoir être le centre d’une bataille politique pour maintenir une activité de soin de qualité pour tous, qui couvre tout le territoire.

La situation que je vous décris est symptomatique de ce que nous vivons tous, or si nous ne prenons pas de la hauteur avec des considérations d’ordre plus général, quelques soit le nombre de nos luttes nous sommes condamné. Il faut s’y mettre tous ensemble, à partir d’une réflexion collective, afin de revenir sur des luttes qui assurent la défense d’un soin de qualité sur tout le territoire. Chacun a le droit de bien vieillir et de bénéficier d’une prévention maximum, pas seulement les riches. Il faut nous réapproprier la notion d’accès au soin pour tous.

Le constat est triste, mais il n’y a pas de fatalité. Il est le résultat d’une politique de santé et de la protection sociale menée depuis des années par les politiques successives des différents gouvernements de gauche et de droite. D’ailleurs il n’est pas rare de rencontrer des directeurs qui tombent d’accord sur ce point avec nous mais c’est pour nous faire comprendre qu’il n’y a pas d’autres issues. Nous, face à ces politiques, nous ramons, mais nous leur répondons que ça ne change pas notre détermination et que si gauche et droite de gouvernement disent la même chose, on s’en fout, car nous travaillons à faire entendre aux salariés que ces politiques sont nocives, d’où qu’elles viennent et que nous défendons une autre politique, une politique qui ne tient compte ni des ordonnances Juppé, ni de la Loi Bachelot ou de la loi Touraine imposée au 49.3, car ces politiques ne sont tournées que vers un seul objectif, un service de santé adapté au système du capitalisme et des lois du marché.

Au contraire, nous les combattons à tous les niveaux y compris sur les petites choses, avec à chaque fois la volonté d’un élargissement des contenus. Il y a nécessité d’un élargissement de ces questions à l’interprofessionnel. Cette assemblée peut en être l’occasion mais il y a eu aussi, par exemple, la semaine dernière, le congrès de Marseille pour en parler. Au travers de ces assemblées, de ces congrès, nous avons obligation d’avoir une réflexion ouverte à tous, parce que ces questions ne concernent pas seulement les salariés de la santé, elles concernent toute la population.

C’est pourquoi de telles rencontres sont intéressantes. Il faut s’en saisir pour poser la question : la sécu c’est quoi, la santé c’est quoi, l’hôpital, la protection sociale c’est quoi ? Tous ces secteurs d’activité sont financés par les cotisations des salariés et des travailleurs du pays. Que l’on travaille dans le commerce, dans l’industrie, dans les services publics, la règle est pour tous la même. Ce sont nos cotisations qui les financent. Nous finançons tous la sécurité sociale. Elle est notre bien. Nous, salariés de la santé, n’existerions pas sans le commerce, l’industrie, etc.

Il faut se le dire clairement. De ce point de vue, la loi travail que l’on combat aujourd’hui est sans doute le moment de dire que nous avons des choses en commun à défendre comme le code du travail, la sécurité sociale, le partage des richesses pour répondre aux besoins de tous. Ce sont d’ailleurs autant de thèmes qui ont frappé à la porte de notre congrès comme je ne l’avais encore jamais entendu faire. Mais il ne faut pas en rester là. Il faut le faire vivre dans nos entreprises, dans nos syndicats, dans nos communes. Ils faut pouvoir le discuter ensemble et nous avons des atouts pour y parvenir.

Il faut une politique affermie qui dépasse la conscience que nous avons des choses depuis notre petit établissement, notre secteur de travail ou encore notre cadre fédéral. Rester à ces niveaux, c’est se donner des objectifs de défaites alors qu’à l’inverse, si nous élargissons notre horizon aux problèmes d’ensemble, nous trouverons des motifs de victoire …(… La suite , et le texte complet de l’intervention du camarade en lien PDF :

INTERVENTION M AURAY VINATIER    )

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 ( Source:  http://lepcf.fr/Il-faut-mettre-sur-la-table-un-grand-projet-de-societe  )

Manif du 12 Septembre à Lyon : Une victoire de l’unité à la base, dans la lutte !!

 

 

 

 

https://i2.wp.com/s-www.leprogres.fr/images/6bf06a13-a057-4595-b51a-95efb6351eb5/LPR_v1_02/photo-philippe-juste-1505210918.jpg

 

 

Contrairement à ce qu’affirment les médias au service du système, la mobilisation, au départ de la manifestation, était l’une des plus grandes de ces derniers mois, même y incluant les plus grandes manifs de la lutte contre la Loi El Khomri.

Pour un premier engagement de lutte sociale et de lutte de classe sous l’ère de Macron-Président, on peut d’ores et déjà constater que ce nouveau président, tant par son action antisociale que par ses propos ouvertement méprisants, reflets très nets de son mépris de classe, de l’aveu même de certains journalistes « mainstream » un tant soit peu « objectifs », cette action, donc, n’est pas sans susciter une résistance réelle d’une grande partie du corps social populaire.

De plus, ayant réussi à monopoliser pratiquement le champ de la « représentativité » parlementaire du système, il ne peut se défausser derrière de prétendues « difficultés du dialogue social », ni même derrière la figure d’un ministre sous-fifre, comme ce fut le cas avec El Khomri.

Il est obligé d’assumer lui-même pleinement la responsabilité de ses choix politiques ultra-réactionnaires, pour le compte de la classe bourgeoise dominante, ce qu’il fait avec le plus gtand cynisme, qu’il prétend pourtant imputer à ses victimes directes…

Il le fait également avec cynisme et violence, à Lyon, dans le fief de son ministre de l’intérieur et donc désormais « premier flic de France », l’« ancien » maire et toujours « parrain » des mafias politiciennes locales, Gérard Collomb.

Dès le départ de la manifestation, une manœuvre tout à fait inhabituelle de la police visait à isoler et à encercler la tête du cortège, y mettant tout de suite un premier coup d’arrêt.

A ce moment, la densité de la manifestation syndicale massée derrière ce « cordon sanitaire » était telle qu’il était tout à fait possible de le briser et de le franchir, et donc de libérer la tête de la manifestation.

L’attitude des responsables syndicaux fut naturellement très ambiguë, mais il est clair qu’une partie d’entre eux, outrée par ce déni du droit de manifester, refusait de céder à cette violence et voulait tenter d’avancer.

Tandis que quelques uns agissaient ostensiblement pour empêcher le cortège de franchir le barrage de police et faisaient pratiquement le travail des flics en voulant empêcher les éléments les plus déterminés d’avancer…!

Le barrage fut finalement franchi et quasiment mis en déroute par la foule en marche, au prix quelques grenades et usage de bombes lacrymogènes directement sur nos figures, mais sans plus d’effet dissuasif !

 

 

Malheureusement, du fait de l’hésitation de certains et de la pratique carrément kollabo de quelques autres, le temps que le cortège reprenne son avancée, la tête de la manifestation s’est trouvée complètement nassée et embarquée manu-militari dans la rue Pierre Robin, adjacente, mais déjà dépassée par la nouvelle tête du cortège, celle qui venait de franchir le barrage.

Une nouvelle division syndicale apparu à ce moment, entre « réfractaires » et responsables des principales sections et fédérations réformistes, qui voulaient privilégier le déroulement « normal » de la manifestation prévue par rapport à l’ »incident » et donc, concrètement, abandonner les camarades « nassés » rue Pierre Robin aux mains de la police.

Manque de chance pour ces lâches et ces opportunistes, la volonté de la base s’est exprimée clairement et massivement en faveur de la solidarité, y compris avec le soutien de quelques responsables syndicaux parmi les moins contaminés par l’esprit réformiste et kollabo.

Ce qui a amené la nouvelle tête du cortège se reformer en face de la rue Pierre Robin, devant le barrage de police barrant l’accès à la nasse policière massive qui détenait désormais nos camarades encerclés en début de manifestation.

La manifestation s’est donc trouvée immobilisée près de trois heures ainsi, pour obtenir leur libération « conditionnelle », après de laborieuses tractations de la part des responsables syndicaux concernés.

Il est à noter que le rapport de force eut encore été suffisant, à cet endroit et au moment d’y reformer la tête de manif, pour aller libérer directement les camarades nassés.

Toutefois, et par rapport aux précédentes situations comparables de l’an dernier, il faut surtout noter la plus grande détermination à rester solidaires jusqu’au bout et à ne pas lâcher les camarades nassés.

C’est déjà une avancée remarquable de l’unité et de la résistance populaire massive, qui s’est exprimée à cette occasion, et qui doit être soulignée et saluée comme une grande victoire, dans le contexte actuel !

L’action « négociatrice » des quelques responsables syndicaux qui ont refusé de capituler et d’abandonner les camarades nassés correspond au niveau de conscience actuellement le plus avancé dans cette lutte, et ne mérite notamment pas le mépris mensonger avec lequel il est traité dans certains médias « gauchistes » juste soucieux de faire « mousser » leur propre boutique, et non d’analyser la réalité des faits pour comprendre et en tirer des leçons utiles.

La première étant la nécessité d’une véritable organisation de résistance populaire de masse, ce qui suppose d’en définir les objectifs politiques stratégiques, et c’est incontestablement là qu’il y a un décalage énorme entre la capacité de résistance « spontanée » du mouvement de masse contre l’obscurantisme social « en marche » et la nécessité de construire une alternative politique et sociale anticapitaliste.

 

Lepotier

 

Manifestation contre la loi travail : des incidents à Lyon

 

12 SEPTEMBRE: UNE ALTERNATIVE NÉCESSAIRE CONTRE LE CHÔMAGE ET LA PRÉCARITÉ !!!

 

 

12 SEPTEMBRE:

.

FACE A LA PRÉCARITÉ ET AU CHÔMAGE,

UNE SEULE ALTERNATIVE:

.

LE PARTAGE DU TRAVAIL

EN FONCTION DES BESOINS SOCIAUX

DES TRAVAILLEURS

ET DE LEURS FAMILLES !!!

Pour une alternative

anticapitaliste

prolétarienne !!!

« NOUS NE SOMMES RIEN ? SOYONS TOUT ! »

Eugène POTTIER – « L’Internationale »

***

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POUR DÉBATTRE D’UNE ALTERNATIVE POLITIQUE

ET ÉCONOMIQUE A LA CRISE!

Toutes les richesses créées, en biens et services socialement utiles, sont le fruit du travail, devenu précaire et de plus en plus mal payé, des forces vives productives qui sont la force essentielle de la société.

Leur fonction naturelle est de répondre aux besoins sociaux des travailleurs et de leurs familles.

Avec la crise, le fait qu’elles soient détournées au profit de l’accumulation du capital apparait de plus en plus flagrant.

Les besoins sociaux les plus élémentaires d’une part croissante de la population ne sont plus satisfaits, alors que prolifèrent les services et productions superfétatoires et de luxe, gaspillant les ressources de la planète.

Rendre aux forces productives vives leur fonction sociale première, c’est l’exigence de l’heure!

Dans ce but, il est nécessaire de rendre à chacun le pouvoir de s’y impliquer, en y participant par son travail, afin de recevoir en échange la juste part qui lui en revient, pour soi-même et sa famille.

8 points du débat de fond :

___1_Refonte complète des institutions politiques et de l’état, en donnant tout le pouvoir aux travailleurs, qui doivent être représentés par eux-mêmes et avoir le droit de révoquer leurs élus. Donner à la démocratie prolétarienne la direction de l’économie.
Électivité et révocabilité du personnel de l’appareil d’état (police, armée, justice, responsables administratifs).
Élus politiques, cadres et officiers, dont le salaire est ramené au salaire des ouvriers et ouvriers qualifiés, selon grade et responsabilités.
(Fourchette de 1 à 3)

__2_Créer un nouvel équilibre économique où les forces productives sont employées pour répondre aux besoins sociaux réels, et non à l’accumulation du capital. Cela seulement rendra possible le partage du travail entre tous, éliminant ainsi le chômage et la précarité.

L’avenir du mouvement social n’existe donc concrètement qu’autour des revendications pour un tel partage véritablement socialiste prolétarien du travail, impliquant la socialisation des moyens de production et des services essentiels.

__3_Recensement des besoins sociaux urgents actuellement non satisfaits, notamment en matière de logement et de santé.

__4_Recensement des forces productives disponibles et nécessaires à développer pour satisfaire ces besoins réels.

__5_Redéfinition d’un budget en équilibre, en base valeur-travail, entre ces forces productives et ces besoins.

__6_Redéfinition, dans cet équilibre, de la durée moyenne hebdomadaire de travail, nécessaire pour atteindre cet objectif.

__7_Réajustement, dans le cadre de cet équilibre, du SMIC à un niveau permettant d’accéder au moins à la satisfaction pour tous des besoins sociaux essentiels, notamment en matière de logement, éducation, culture, sport, etc…

__8_Prise en compte, dans cet équilibre, de l’effort collectif nécessaire aux objectifs de sécurité, de développement social et de solidarité.

Tribune Marxiste-Léniniste                                         Célébrons OCTOBRE !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/                             tml-info@laposte.net

Le texte en version PDF 21 x 29,7 recto-verso:

TRACT VF OCTOBRE

 

 

 

Manifestation à Lyon le 12 septembre 2017

Marx, Marxisme, Cui bono ???

                      Marx, Marxisme,

                      Cui bono ???

Selon les médias « mainstream », le divorce de la classe ouvrière et du marxisme est un fait acquis et définitif… Du moins, tel est leur souhait « objectif », manifestement… En réalité, ces même médias sont le moyen par lequel cette « séparation » a pu s’instituer, avec le concours zélé de la « gauche bien-pensante », même « extrême », il ne faut pas l’oublier…

Le marxisme, une idée moribonde ???

Pas pour tout le monde, apparemment… :

« Karl Marx ou l’Esprit du monde est un ouvrage de Jacques Attali paru en 2005 revisitant la vie et l’œuvre du philosophe allemand en tentant de lui rendre toute son actualité dans le contexte contemporain de mondialisation qu’il avait prévu.

Jacques Attali fait remarquer l’« extrême actualité » de la pensée de Marx1.  »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Karl_Marx_ou_l%27Esprit_du_monde

Alors, le marxisme, une idée moribonde ?

Surtout pas pour la classe dominante, donc, qui le connait sur le bout des doigts, pour mieux le combattre et enfumer la classe prolétarienne, qui, précisément et évidemment, en aurait le besoin le plus urgent par ces temps de crise…

Pour Jacques Attali, donc, comme pour Warren Buffet (« Oui, il y a bel et bien une guerre des classes, mais c’est ma classe, la classe des riches qui fait la guerre et c’est nous qui gagnons. » ) et leurs semblables, le combat de classe continue, et la lutte est permanente, et Jacques Attali va constamment jusqu’à répandre son fiel mielleux sur youtube, pour seconder les médias larbins du système :

http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/jacques-attali-sa-revolution-74381

https://www.youtube.com/watch?v=WzRrPH9db28

Empêcher le prolétariat de s’emparer de cet outil théorique par tous les moyens énormes de sa machine d’ « information » propagandiste, d’une part, et l’utiliser pour tenter de gérer au mieux sa propre crise, telle est la stratégie du système, à l’égard du marxisme.

Pour l’intox et la manipulation, toutes les « versions » du marxisme édulcorées par les révisionnistes de tout poil sont les bienvenues dans le système, en tant qu’idéologies de collaboration de classe, plus ou moins bien déguisées, selon les cas.

Si le débat se limite à la concurrence entre ces « tendances », c’est encore un tour de gagné pour le système.

C’est pourquoi nous proposons simplement d’en revenir à la lecture des fondamentaux, et à leur remise en confrontation à la fois avec l’étude historique, notamment de l’URSS, et avec le réel de notre époque.

C’est de cette confrontation que le marxisme peut renaitre comme arme de combat pour tous les opprimés de la planète, et évidemment, en premier lieu, pour le prolétariat.

Sur NNSRST et les autres blogs associés, nous utilisons couramment le terme communiste ML, où ML se tient évidemment pour Marxiste-Léniniste, et tout aussi évidemment pour la contribution majeure apportée par Lénine à l’analyse du phénomène impérialiste.

Cette analyse est tout autant que la pensée de Marx un enjeu du combat idéologique du système et de ses collaborateurs, comme le montrent également de nombreuses polémiques sur le sujet,  comme encore tout récemment avec le chroniqueur québecois R. Bibeau, dans les colonnes d’Agoravox.

Mais toutes ces polémiques sur le fond n’ont d’importance que si elles participent du mouvement du réel, de l’action politique et posent donc la question de l’organisation collective du prolétariat.

Or il se trouve que les toutes dernières polémiques en cours cernent encore de plus près la question de l’unité, et permettent de préciser la réponse.

Il s’agit en effet de l’objectif essentiel de l’unité communiste. Pratiquement, l’unité n’a de sens que par le but qu’elle se fixe.

Or le but stratégique est bien l’édification du socialisme en tant que phase de transition, première phase du communisme.

C’est donc bien, in fine, le programme politique de la phase de transition qui unifiera les communistes et les masses et c’est donc ce à quoi nous devons travailler.

Unir les communistes, c’est unir ceux qui sont décidés à élaborer ce programme en lien avec les masses.

C’est le programme qui mettra les masses en mouvement pour la transformation radicale des infrastructures, des rapports de production.

C’est le programme qui donnera son sens politique à la dictature du prolétariat, comme superstructure représentative de ces nouveaux rapports de production.

Les révisionnistes « de gauche », d’une part, dénient toute réalité économique intrinsèque à la transition, et en réalité, au concept de phase de transition lui-même. Ce faisant, il font obstacle à la marche au socialisme.

Les révisionnistes de droite, d’autre part, prônent un prétendu « socialisme de marché », « …à la chinoise, à la vietnamienne », etc…, qui peut mener à tout, sauf au socialisme…

Le « programme de transition » classique des trotskystes est une forme anticipée et à peine déguisée du même « socialisme de marché », selon les textes de Trotsky lui-même.

A bien y réfléchir, ces dernières polémiques ont donc clarifié la situation pour savoir ce qui doit être uni au nom du communisme et du ML.

En France, sur cette base, il sera donc très difficile de constituer même un seul cercle marxiste… ! C’est aussi ce qui ressort de ces dernières polémiques.

Pourtant, ce ne sont pas les outils qui manquent, avec les classiques du ML et d’autres études, d’époque et plus récentes…

Ce ne sont pas non plus les expériences historiques d’où tirer des leçons, avec l’URSS en premier lieu, qui manquent…

C’est, par contre, la volonté de sortir des préjugés, des dogmes sectaires, des carcans idéologiques hérités de l’idéalisme petit-bourgeois.

Pendant un très bref temps fut adopté après débats entre quelques blogueurs ML le communiqué commun pour célébrer le centenaire d’Octobre, assorti d’une ébauche de plate-forme politique en 8 points destinée à amorcer le débat sur la phase de transition. Cette plate-forme incluait la socialisation des moyens de production et des services essentiels.

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2017/07/25/manifeste-du-collectif-marxiste-leniniste-octobre/

 Bien que, sous la pression du sectarisme dogmatique, ce collectif n’ait pas survécu, nous continuons, sur NNSRST et les blogs directement associés, de faire la promotion de cette plate-forme comme base de débat possible.

Des actions de type front uni seront sans doute possible, à l’avenir, selon la nature des revendications mises en avant, mais elle n’auront de sens politique que si elles s’articulent autour de l’axe principal de lutte pour le socialisme.

On en revient donc à la nécessité d’unir les communistes ayant réellement la volonté d’élaborer le programme politique de la phase de transition, en lien avec le mouvement de masse.

Lepotier

Nous ne sommes rien, soyons tout ! Mais d’abord, Soyons Unis !!

 

« Unir les communistes », « Construire le parti »,

Quel sens pour ces mots d’ordre aujourd’hui ?

Ou, de l’unité communiste

comme processus dialectique!

 

 

Ces derniers mois, différentes initiatives, différents processus ont été entrepris pour tenter d’unir les communistes se réclamant du marxisme-léninisme, et pour certains, du maoïsme, sous l’expression « marxisme-léninisme-maoïsme ».

Pourtant, force est de constater que « construction du parti » comme « unité des communistes » sont déjà de l’ordre du mythe récurrent depuis un demi-siècle environ, dans ce pays, et que les choses ne paraissent pas, manifestement, être sur le point de changer.

Sans rentrer dans le détail des polémiques entre individus, groupes et groupuscules, on s’en tiendra, ici, aux considérations générales à la fois les plus importantes et les plus fondamentales sur lesquelles repose ce débat.

 

I. __ De la réalité actuelle des mots d’ordre « unitaires »

La première question posée par l’énoncé du problème lui-même, est déjà de comprendre s’il s’agit d’unir des militants et des courants politiques ayant une idéologie commune ou bien s’il s’agit carrément de construire une unité à partir d’idéologies différentes.

En effet, « unir les communistes », est un mot d’ordre des plus ambivalents, si l’on n’en précise pas davantage les limites et les contours…

Déjà archi-usée par les diverses fractions « de gauche » du parti archi-révisionniste PCF, la formule est elle- même, pour tout dire, archi-galvaudée… !

Même la caractérisation Marxiste-Léniniste, à laquelle nous restons particulièrement attachés en tant qu’outil théorique toujours pertinent, même si hérité des luttes prolétariennes qui ont façonné le siècle passé, et dont les leçons restent, en fait, à tirer, ne peut servir de « périmètre », en quelque sorte, tant ce « périmètre » reste flou par le nombre de gens qui s’y considèrent inclus de manière souvent pour le moins arbitraire.

Même sans considérer uniquement la « nuance » importante ML/MLM, il faut donc bien admettre qu’il y a pluralité d’ « idéologies » sous le vocable général.

Même si elles dérivent toutes du même corpus, on peut voir qu’elles ont précisément suffisamment dérivé, et de plus, en se ramifiant continuellement, et cela depuis autant de temps, pour constater qu’elles n’ont plus en commun entre elles que des apparences purement formelles.

Faut-il renoncer à toute possibilité d’unification pour autant ?

Même si les possibilités sont minces, renoncer complètement ne mène nulle part, et il le faut donc d’autant moins que le problème se reposera inévitablement si les luttes se développent, et qu’il ne peut rester insoluble sans les condamner à l’échec.

Mais se baser sur des apparences communes formelles ne mène donc à rien non plus…

Par contre, un autre aspect plus constructif du débat, quoi que encore plus mal compris, ces derniers mois, fut la critique du spontanéisme.

Ce fut notamment le cas, l’an dernier, au moment où la lutte contre la loi El Khomri s’était déjà nettement engagée dans une impasse, situation qui s’est alors déjà trouvée synthétisée dans cet article :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/04/04/marxisme-leninisme-conscience-spontanee-etou-avant-garde-proletarienne/

Effectivement, combattre le spontanéisme revient à réintroduire la politique dans la démarche et dans l’action militante.

Cela suppose donc de définir un but politique à cette action. Or, là aussi, « construire le parti », « unir les communistes », cela reste de l’ordre du formel, même pour les éléments avancés du prolétariat, si cela n’est pas relié à une alternative politique visible, ou à tout le moins perceptible comme perspective, en opposition au système actuel. Considérés en dehors d’un programme politique, ou au moins d’un projet sérieusement ébauché, « unir les communistes », « construire le parti », comme mots d’ordre considérés donc uniquement en eux-mêmes, et de la façon dogmatique couramment pratiquée depuis plusieurs décennies, ces mots d’ordre ont perdu tout sens pour les éléments prolétariens d’avant garde, et même pour ceux qui ne sont pas sous l’influence du spontanéisme ou de l’anarcho-syndicalisme,

C’est la perspective politique rendue visible par le programme qui amorcera réellement le réveil massif de la conscience de classe.

Même s’ils participent davantage à son dévoiement qu’à son éveil, c’est en faisant participer les masses populaires à l’élaboration de leur programme que les sociaux-démocrates « de gauche » de Mélenchon ont réussi à ravir le leadership du populisme au FN.

La leçon utile de cette « mutation », c’est donc qu’il importe de définir, ou à tout le moins, d’ébaucher sérieusement, notre projet de programme, non pas de manière dogmatique, mais précisément dans le cours de l’enracinement progressif des communistes ML dans le prolétariat.

L’ébauche d’un programme et l’enracinement peuvent, et même, doivent être, deux aspects d’un processus dialectique, faisant également renaitre à la fois la démocratie prolétarienne directe et le centralisme démocratique parmi les communistes.

Dans la mesure où il s’agit précisément d’un processus marxiste-léniniste, reposant sur les fondements théoriques du marxisme-léninisme, c’est sur l’approche qu’on en a qu’il y a lieu de s’interroger, si on veut faire avancer la question de l’unité.

Autrement dit, la question de l’unité est liée à la façon dont nous utiliserons les fondamentaux du ML pour mettre en œuvre ce processus d’élaboration démocratique du programme parmi les masses prolétariennes et populaires.

La question politique importante est donc la manière de rendre visible une perspective politique d’alternative, c’est à dire la manière de définir concrètement la phase de transition socialiste que nous voulons construire.

Cela suppose à la fois de comprendre ce que les classiques du ML ont à nous dire sur le sujet, et en quoi ces enseignements peuvent être mis en correspondance avec la situation actuelle, et voire même, s’ils le peuvent encore.

Et cela suppose aussi de comprendre et d’analyser les expériences historiques au cours desquelles ces enseignements ont été élaborés, et d’en tirer enfin les leçons utiles, tant au regards de leurs échecs que de leurs succès, nécessairement relatifs, mais pas forcément minimes, et encore moins, négligeables.

Et c’est là que l’on se trouve à nouveau éventuellement confronté au problème des « nuances » idéologiques, sinon, carrément, de leurs antagonismes.

Aurait-on fait pour autant un tour pour rien ?

Ce qui distingue le mouvement dialectique d’une simple pirouette, c’est de savoir si l’on a avancé d’un cran, et bien évidemment, vers le haut !

Or, si l’on est parvenu à cerner l’objectif du débat, on peut donc espérer qu’il ne soit pas vain, même s’il s’annonce, pour le moins, assez âpre… !

Un premier pas en avant a été fait, récemment, avec la création du Collectif Marxiste-Léniniste OCTOBRE! Il s’est trouvé aussitôt remis en cause sous l’influence du dogmatisme. Néanmoins, tant le contenu essentiel élaboré à cette occasion que la démarche d’agit-prop qui devait s’en trouver initiée restent un point de départ possible.

Néanmoins, pour aller plus loin dans la compréhension de la situation actuelle et de l’impasse cyclique « unité proclamée »- division réelle au fond de laquelle le mouvement ML tourne en rond, il nous a semblé nécessaire de préciser davantage le fond dialectique de notre démarche:

 

II. __ De l’unité communiste comme processus dialectique

Parler de méthode dialectique, ce n’est pas se payer de mots, mais bien en revenir à ses fondamentaux, et non par fétichisme intellectuel, mais bien pour établir un lien entre le réel et notre action, y compris et d’abord dans le domaine de l’unification…

Il ne s’agit donc nullement de remettre encore en cause la bonne volonté des uns ou des autres, qui est grande, le plus souvent, pour l’unité, mais de chercher à comprendre la logique interne des liens dialectiques entre les éléments essentiels, constitutifs du processus d’unification, évoqués dans la première partie de l’article.

C’est-à-dire de comprendre en quoi la logique actuellement suivie manque précisément de dialectique et aboutit à cette situation d’échec chronique que nous connaissons depuis si longtemps, en tant que communistes ML, alors que la situation globale, elle, a largement évolué et presque depuis aussi longtemps, dans un sens qui aurait nécessité et même dû voir jaillir l’expression d’une force politique prolétarienne !

L’essentiel de notre propos déjà formulé sur le sujet réside dans le lien nécessairement incontournable entre élaboration démocratique du programme de la phase de transition socialiste et édification du parti. A noter que ce lien inclut donc le processus d’unification des communistes ML, c’est à dire, également, la question de l’unification idéologique.

Pour reprendre le problème avec une méthodologie dialectique, nous devons revenir au fait que l’analyse de la situation doit suivre un rapport correct entre ce qui appartient à l’infrastructure et ce qui appartient à la superstructure et surtout, le lien correct entre ces deux catégories de l’analyse.

D’un point de vue marxiste, et donc ML dans son principe, nous devons d’abord considérer que c’est essentiellement l’infrastructure qui commande à la superstructure, même si, dans la situation actuelle, notre possibilité d’action est essentiellement limitée à ce qui concerne la superstructure.

Pour autant, elle n’aura donc de sens que si elle prépare le prolétariat a son intervention historique dans le domaine de la transformation radicale des infrastructures, des rapports de production.

De même, le prolétariat ne comprendra l’action des communistes que si elle lui montre clairement et concrètement une possibilité de changer sa situation qui fasse correctement le lien entre le changement nécessaire des rapports de production, en rapport et avec la satisfaction ses besoins sociaux essentiels, devenue de plus en plus souvent impossible, avec la crise.

C’est le lien organique indispensable et incontournable entre rapports de production nouveaux et satisfaction des besoins sociaux les plus élémentaires qui peut et doit distinguer la démarche ML de la démarche réformiste et même, et surtout précisément, de celle de nombreux soi-disant « communistes » en ce qui concerne un autre point essentiel de notre débat, sur lequel on reviendra ensuite.

Mais d’abord et avant tout, c’est le sens du lien dialectique entre…

>>>Élaboration démocratique du programme de la phase de transition,

>>>par l’action des communistes au sein des masses,

>>>menant à l’unification des communistes ML,

>>>menant à l’édification du parti.

Le lien dialectique essentiel entre infrastructure et superstructure, là dedans, c’est, pour l’instant et si nous en sommes capables ou le devenons, le lien en retour, par rapport à la situation de crise économique chronique, que notre action idéologique, dans la superstructure, par l’élaboration du programme, peut avoir sur la manière dont le prolétariat considère lui-même sa propre situation dans les infrastructures actuelles.

Une action qui mette en lumière la nécessité d’en changer… !!

Et donc, il n’y a pas, d’un côté, la question de la construction du parti, et de l’autre, la question du programme.

La question du programme est évidemment primordiale parce que c’est elle qui fait le lien entre infrastructure et superstructure dans cette démarche militante.

La question de l’unité et du périmètre de l’unité devenant de fait connexe, si ce lien est correctement établi, et donc, de façon à ce que la question de l’unité soit, nécessairement, en voie de résolution.

Poser le problème en commençant par le souci, certes sincère et louable, de la question de l’unité, puis de la définition de son périmètre éventuel, c’est, en réalité et quant au fond de la dialectique, carrément poser le problème à l’envers et ne se donner aucune chance de le résoudre, en dépit de la meilleure volonté du monde !

Actuellement, c’est bien cette logique inverse, tout à fait anti-dialectique, et avec plus ou moins de sectarisme selon les cas, qui est systématiquement suivie par les prétendus tenants d’une idéologie supposément « marxiste-léniniste » !

Actuellement les divers « périmètres » plus ou moins extensibles envisagés pour l’unité, selon les tenant de cette « méthodologie » supposément « marxiste-léniniste », va du plus large, y incluant la sociale-démocratie « de gauche », de Mélenchon, et selon d’autres, voire même les « souverainistes », nationalistes supposés « de gauche », à des cercles ultra-restrictifs, la limitant quasiment aux adeptes du « Président Gonzalo », leader éphémère des « maoïstes » péruviens du « sentier lumineux »… !

Entre ces deux caricatures se trouve une conception générale « anticapitaliste » de l’unité, qui voit le « socle commun » déjà très large à la base, de tous ceux qui luttent pour l’abolition des classes et pour la propriété sociale des moyens de production.

Or cela ne donne qu’une définition très générale, certes sympathique, mais définissant justement plutôt une base de “courant de sympathie communiste”, convenant très largement à tous les sympathisants progressistes de la cause, mais allant des “anticapitalistes de gauche”, genre NPA, aux “gauchistes” genre “conseillistes” et autres, en passant par toutes les nuances du trotskyme et de l’anarcho-syndicalisme, etc…

Bien sûr, le mouvement ML vise aussi à unifier largement un maximum de sympathisants de la cause, mais sur une base permettant réellement de construire une alternative politique prolétarienne, et pas seulement un courant de sympathie, même active, qui serait finalement assez éclectique, et en réalité, on l’a déjà vu par le passé, totalement inefficace!

Bien entendu, chez nos supposés « ML » il est tout de même le plus souvent de bon ton de rappeler ce qui est l’expression politique essentielle de la phase de transition, à savoir la dictature du prolétariat, considérée comme nouvelle domination de classe.

Mais cette considération, en réalité, ne peut pas échapper au lien fondamentalement et véritablement ML entre infrastructure et superstructure :

La dictature du prolétariat n’a de sens, dans les superstructures, que comme expression politique de la volonté du prolétariat de transformer les infrastructures, de transformer les rapports de production, en fonction de la définition qu’il donne lui-même, dans son projet politique, à ses besoins sociaux collectifs.

Et cela nous ramène, de façon incontournable, à la priorité absolue qu’il faut accorder, dans notre processus d’unification communiste, à la question de l’élaboration démocratique du programme de la phase de transition socialiste.

En espérant avoir ainsi précisé davantage le fond de la question, et avoir avancé encore d’un pas dans ce débat vital.

Tant que cette démarche unitaire dialectique ne sera pas comprise, il n’y aura, même aux cris de « Vive l’Unité !», que querelles de boutiques et divisions sectaires.

 

Lepotier

 

(Version de synthèse établie à partir des sources:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/30/unir-les-communistes-construire-le-parti-quel-sens-pour-ces-mots-dordre-aujourdhui/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/09/01/de-lunite-communiste-comme-processus-dialectique/     )

 

 

A la suite, la liste des principaux articles sur le sujet, depuis le manifeste du Collectif Marxiste-Léniniste OCTOBRE! et la polémique qui s’en est suivie:

 

1917-2017 : Octobre arrive !! Que faire du centenaire ? Un premier élément de réponse…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/23/1917-2017-octobre-arrive-que-faire-du-centenaire-un-premier-element-de-reponse/

 

Prix du pétrole : Effondrement des cours et effondrement d’une théorie pseudo « marxiste-léniniste » !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/05/prix-du-petrole-effondrement-des-cours-et-effondrement-dune-theorie-pseudo-marxiste-leniniste/

 

De la nature de classe de la contre-révolution khrouchtchévienne (nouveau débat avec l’OCF)

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/06/de-la-nature-de-classe-de-la-contre-revolution-khrouchtchevienne-nouveau-debat-avec-locf/

 

Un siècle après la Révolution d’Octobre 1917, comprendre l’histoire de l’URSS

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/14/un-siecle-apres-la-revolution-doctobre-1917-comprendre-lhistoire-de-lurss/

 

D’Octobre à la chute de l’URSS, problématique du rapport de force et de la superstructure

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/18/doctobre-a-la-chute-de-lurss-problematique-du-rapport-de-force-et-de-la-superstructure/

 

1917-2017 …Centenaire Révolutionnaire !! …Octobre vu de Russie …et vu d’ici !! (Nouvelle édition)

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/22/1917-2017-centenaire-revolutionnaire-octobre-vu-de-russie-et-vu-dici-nouvelle-edition/

 

 

Post-Scriptum

(Rajouté en commentaire sur la republication

AGORAVOX

 

Nous ne sommes rien, soyons tout ! Mais d’abord, Soyons Unis !!

 Nous ne sommes rien, soyons tout ! Mais d'abord, Soyons Unis !!

« Unir les communistes », « Construire le parti », Quel sens pour ces mots d’ordre aujourd’hui ? Ou, de l’unité communiste comme processus (…)

1275 visites 4 sep. 2017 | 13 réactions | Luniterre  

 

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Un essai de relecture « autocritique » de ce texte ?

 

Pourquoi pas…

 

En fait, les deux parties sont au départ l’essentiel de deux mails dans un débat « interne » entre deux tendances ML.

 

Les militants communistes, et surtout ML, sont donc supposés posséder les notions de base du marxisme et de la dialectique, telles qu’on les trouve exposées, par exemple, dans les « principes élémentaires de philosophie », tels que Georges Politzer les enseignait à l’Université Ouvrière, dans les années 30, à des prolétaires autodidactes, dont certains étaient pratiquement analphabètes au départ du cursus…

 

Cela pour préciser et mesurer la réalité du recul du niveau de conscience de classe, y compris et surtout, en l’occurrence et aujourd’hui, pour les militants se réclamant encore et malgré tout, et sans doute sincèrement, du communisme !

 

« Il n’est pas de sauveurs suprêmes,
Ni Dieu, ni César, ni tribun,
Producteurs sauvons-nous nous-mêmes ! »

 

Nous dit encore l’Internationale…

 

« Communistes, sauvons-nous nous-mêmes !

Il n’est pas de leader suprême ! »

 

Serait-on tentés de paraphraser, aujourd’hui !

 

Dans un monde en crise économique et sociale permanente, le communiste devient effectivement et paradoxalement, une espèce en voie de disparition…

 

Et pourtant, d’une part, les fondamentaux du marxisme-léninisme ne sont donc pas si compliqués que ça, si on les prend dans l’ordre, à la façon de Politzer…

 

Et d’autre part, les « idées » des communistes actuels sont, quant à elles, simplistes, souvent dogmatiques, et le plus souvent, résumées à des préjugés eux-même simplistes…

 

C’est le chemin pour partir de là et en revenir aux fondamentaux, qui, lui, se trouve être nécessairement tortueux, vu le peu de rapport entre les fondamentaux et ces préjugés actuels… !

 

C’est ce chemin qui est exploré dans l’article, même si maladroitement…

 

Le fait que dans toute société, ce sont d’abord le infrastructures qui conditionnent et déterminent les superstructures, et non l’inverse, c’est à la fois une évidence, du simple bon sens, et l’un des fondamentaux du marxisme…

 

En partant du langage et de la démarche, devenue totalement inverse, des communistes de notre temps, sur ce problème de l’unité, comment y revenir… ???

 

C’est ce qui est tenté ici, plus précisément… Peut être est-ce une gageure tout à fait impossible à tenir ?

 

Au moins, faut-il essayer !

 

Luniterre

 

 

 

  • Robert Bibeau 4 septembre 23:16

    @Luniterre

    Une simple question dont j’aimerais la réponse beaucoup plus courte que le texte QUE SIGNIFIE CES TERMES ???

    >>>Élaboration démocratique du programme de la phase de transition ????

    >>>par l’action des communistes au sein des masses ????

    pRATIQUEMENT ??


  • (Luniterre|attribut_html) Luniterre 5 septembre 00:06

    @Robert Bibeau

    Si cous remontez seulement 7 lignes plus haut, dans l’article, M. Robert Bibeau, il y est écrit ceci :

    « …le prolétariat ne comprendra l’action des communistes que si elle lui montre clairement et concrètement une possibilité de changer sa situation qui fasse correctement le lien entre le changement nécessaire des rapports de production, en rapport et avec la satisfaction ses besoins sociaux essentiels, devenue de plus en plus souvent impossible, avec la crise.« 

    Le rôle des communistes ne serait-il pas de susciter un débat parmi les masses faisant le lien entre leurs revendications concrètes immédiates et le seul moyen de les satisfaire durablement, à partir de la phase de transition socialiste ?

    Mais peut-être n’aviez vous pas lu ce passage ?

    Le premier intérêt de votre post, M. Robert Bibeau, également auteur dans les fort respectables colonnes d’Agoravox, c’est qu’il vient parfaitement illustrer le propos que je viens de rajouter ci-dessus, à propos d’un certain »déficit« de la conscience de classe contemporaine…

    C’est d’autant plus caractéristique qu’en tant que militant et auteur, vous vous êtes vous même assez longtemps revendiqué »marxiste-léniniste », avant de rejeter, et voire même, combattre, en un sens, et pratiquement, le plus souvent, cette idéologie…

    La question des fondamentaux du ML concernant la phase de transition n’est pas abordée elle-même ici, et volontairement, pour ne centrer le texte que sur la question du processus d’unification, qui en est le sujet central.

    Comme il semble donc que cette question n’est pas encore évidente pour tout le monde, en aborder une autre en même temps, c’eut été une gageure encore plus difficile, du point de vue de la compréhension du texte, bien que cela eut été à la fois possible, même si assez compliqué, et effectivement, assez justifié, politiquement, quant au fond.

    C’est là un point que je vous accorde volontiers, formellement, quoi que nos opinions divergent assez radicalement, sur le fond de cette question, déjà abordée dans divers débats sur nos blogs respectifs, que les lecteurs d’Agoravox curieux du sujet peuvent donc découvrir, à cette occasion…

    Bonne lecture à tous !

    Luniterre

 

 

 

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