De la lutte syndicale de classe à la construction d’une alternative au capitalisme!

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De la lutte

syndicale de classe

à la construction

d’une alternative au capitalisme!

Comme on a pu le voir sur le terrain, le 12 Septembre dernier, il existe encore un syndicalisme de lutte de classe bien vivant en France…

C’est pourquoi la bourgeoisie tient tant à son déni du succès de cette journée d’action, à coup de sondages aux questions biaisées, pour obtenir, de manière mensongère, le résultat nécessaire à sa campagne médiatique de dénigrement.

Mais l’action répressive directe de la bourgeoisie, sur le terrain, vise encore à isoler les éléments les plus avancés de la lutte, pour tenter d’en redonner la direction aux réformistes et aux opportunistes kollabos…

Comme on l’a vu et vécu directement dans la rue, dès le départ de la manifestation, cette stratégie a tout à fait échoué à Lyon…

Ce n’est pas que les kollabos du système n’avaient pas envie de jouer leur rôle de supplétifs de la police, mais c’est qu’ils en ont été empêchés par la volonté massive de rester unis et de lutter ensemble, de la part des manifestants témoins et/ou victimes de la provocation policière.

Aux avant-postes de la résistance et de la solidarité, on retrouve les syndicalistes qui ont aussi, dans leur conception globale des luttes, la conscience de classe la plus aiguisée…

Il n’y a donc pas vraiment de hasard…

Comme exemple remarquable, nous republions aujourd’hui une intervention déjà ancienne, mais datant précisément de l’époque de la première vague de luttes contre la Loi El Khomri, l’an dernier, d’un camarade qui n’a pas hésité à s’engager ouvertement, sur le terrain, pour la libération des manifestants « nassés » par l’opération de provocation policière, le 12 Septembre, au coin de la Rue Pierre Robin.

( https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/09/13/lyon-12-septembre-2017-unite-et-resistance-populaire/ )

Intervention de Marc Auray (CGT hopital du Vinatier)

« Il faut mettre sur la table un grand projet de société…

(30 Avril 2016)

Bonjour je m’appelle Marc Auray. Je travail au CHS le Vinatier. Je milite sur l’hôpital et sur le département. Je ne partirai pas de témoignages de luttes, parce que dans l’action sociale, les maisons de retraites, les hôpitaux, elles se multiplient et sont en grand nombre . Il y en a de petites, de plus grandes. Elles portent sur les conditions de travail dans un service, contre la fermeture d’un établissement, contre la fusion de plusieurs services entre eux, pour avoir des effectifs plus nombreux, pour l’amélioration des conditions de travail, pour l’amélioration des conditions de soin comme c’est actuellement le cas dans la psychiatrie de secteur, pour obtenir ou conserver des lits classiques qui sont supprimés, au profit de structures enfermantes d’une conception sécuritaire, d’autres enfin pour défendre l’extra-hospitalier c’est-à-dire une psychiatrie de proximité, son ouverture sur les quartiers avec de petites structures pour un soin au plus près des gens.

On arrive à gagner des choses, mais il faut reconnaître que malgré tous nos efforts, nous sommes dans une politique d’accompagnement de la crise. Si l’on obtient des postes ici, c’est qu’on les a pris ailleurs, à d’autres. Si l’on obtient une amélioration à un endroit, cela a une conséquence désastreuse dans un autre endroit, dans un autre secteur de l’hôpital qui sera mis en souffrance. Si on a évité la fermeture d’une structure publique ce sera au prix d’une fusion avec un autre établissement etc

Pour sortir de cela, il nous faut dire à nos camarades et leur faire comprendre qu’il ne doivent pas avoir la notion de leur seul établissement au cœur de leurs préoccupations mais une notion de luttes beaucoup plus large. Il leur faut savoir, penser en terme de service rendu à la population et non en terme de boutique. Trop de camarade vivent leur établissement comme le centre du monde. Nous devons leur expliquer que s’ils peuvent récupérer ceci, ou cela, ce sera au prix de la fermeture d’une maison de retraite ou de la disparition d’un petit établissement de proximité. Un établissement peut récupérer des moyens supplémentaires, devenir plus important mais il laisse en contre partie un désert sanitaire autour de lui. Nous voulons pouvoir être le centre d’une bataille politique pour maintenir une activité de soin de qualité pour tous, qui couvre tout le territoire.

La situation que je vous décris est symptomatique de ce que nous vivons tous, or si nous ne prenons pas de la hauteur avec des considérations d’ordre plus général, quelques soit le nombre de nos luttes nous sommes condamné. Il faut s’y mettre tous ensemble, à partir d’une réflexion collective, afin de revenir sur des luttes qui assurent la défense d’un soin de qualité sur tout le territoire. Chacun a le droit de bien vieillir et de bénéficier d’une prévention maximum, pas seulement les riches. Il faut nous réapproprier la notion d’accès au soin pour tous.

Le constat est triste, mais il n’y a pas de fatalité. Il est le résultat d’une politique de santé et de la protection sociale menée depuis des années par les politiques successives des différents gouvernements de gauche et de droite. D’ailleurs il n’est pas rare de rencontrer des directeurs qui tombent d’accord sur ce point avec nous mais c’est pour nous faire comprendre qu’il n’y a pas d’autres issues. Nous, face à ces politiques, nous ramons, mais nous leur répondons que ça ne change pas notre détermination et que si gauche et droite de gouvernement disent la même chose, on s’en fout, car nous travaillons à faire entendre aux salariés que ces politiques sont nocives, d’où qu’elles viennent et que nous défendons une autre politique, une politique qui ne tient compte ni des ordonnances Juppé, ni de la Loi Bachelot ou de la loi Touraine imposée au 49.3, car ces politiques ne sont tournées que vers un seul objectif, un service de santé adapté au système du capitalisme et des lois du marché.

Au contraire, nous les combattons à tous les niveaux y compris sur les petites choses, avec à chaque fois la volonté d’un élargissement des contenus. Il y a nécessité d’un élargissement de ces questions à l’interprofessionnel. Cette assemblée peut en être l’occasion mais il y a eu aussi, par exemple, la semaine dernière, le congrès de Marseille pour en parler. Au travers de ces assemblées, de ces congrès, nous avons obligation d’avoir une réflexion ouverte à tous, parce que ces questions ne concernent pas seulement les salariés de la santé, elles concernent toute la population.

C’est pourquoi de telles rencontres sont intéressantes. Il faut s’en saisir pour poser la question : la sécu c’est quoi, la santé c’est quoi, l’hôpital, la protection sociale c’est quoi ? Tous ces secteurs d’activité sont financés par les cotisations des salariés et des travailleurs du pays. Que l’on travaille dans le commerce, dans l’industrie, dans les services publics, la règle est pour tous la même. Ce sont nos cotisations qui les financent. Nous finançons tous la sécurité sociale. Elle est notre bien. Nous, salariés de la santé, n’existerions pas sans le commerce, l’industrie, etc.

Il faut se le dire clairement. De ce point de vue, la loi travail que l’on combat aujourd’hui est sans doute le moment de dire que nous avons des choses en commun à défendre comme le code du travail, la sécurité sociale, le partage des richesses pour répondre aux besoins de tous. Ce sont d’ailleurs autant de thèmes qui ont frappé à la porte de notre congrès comme je ne l’avais encore jamais entendu faire. Mais il ne faut pas en rester là. Il faut le faire vivre dans nos entreprises, dans nos syndicats, dans nos communes. Ils faut pouvoir le discuter ensemble et nous avons des atouts pour y parvenir.

Il faut une politique affermie qui dépasse la conscience que nous avons des choses depuis notre petit établissement, notre secteur de travail ou encore notre cadre fédéral. Rester à ces niveaux, c’est se donner des objectifs de défaites alors qu’à l’inverse, si nous élargissons notre horizon aux problèmes d’ensemble, nous trouverons des motifs de victoire …(… La suite , et le texte complet de l’intervention du camarade en lien PDF :

INTERVENTION M AURAY VINATIER    )

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 ( Source:  http://lepcf.fr/Il-faut-mettre-sur-la-table-un-grand-projet-de-societe  )

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